"A partir de quand peut-on dire de quelqu'un qu'il est fou?
Je ne me considère pas comme un être différent, je suis le cliché même du jeune dandy parisien plein au as. Je n'ai rien de plus que tout ces mecs que vous croisez chaque jours dans la rue. "Fils et filles de", nous somme tous les mêmes gosses paumés, cokés jusqu'à l'os, qui multiplient les conneries en tout genre, prétendant réclamer un peu d'attention de papa-maman, papa-maman qui vous enverront dans un énième centre de désintox, faire une énième cure, une énième thérapie afin de trouver la cause de cette dépression, de cette addiction à la poudre qui nous fait "tant de mal". Et ils finiront par la trouver l'explication, oui: Troubles de la personnalité, bipolaires, dissociatifs, anxieux... Ils vont chercher bien compliqué. Non, si notre génération préfère se vautrer dans la fainéantise, la luxure et la drogue, c'est qu'elle s'ennuie. Tout le problème de notre société est là: L'ENNUI. On se fait chier à aller en classe écouter de vieux profs, aussi dégoutés que nous de leurs présence dans le lycée, déblatérer un cours qu'ils lisent depuis des années et des années. Pas un mot ne change, toujours la même formule, seul le ton évolue: de plus en plus morne, de moins en moins enthousiaste. On se fait chier à se promener dans la rue, voir toujours les mêmes affiches de publicité géantes, voir les même films où tout n'est qu'amour et eau fraiche, on s'ennuie de l'hypocrisie qui peint nos visages "heureux", on s'ennuie de la voix de ce connard de journaliste qui annonce qu'une bombe vient encore d'exploser en Irak ou je n'sais quel autre pays en guerre.... On s'ennuie du système, de la société, de la façon dont l'humain a d'évoluer.
J'ai juste eu beaucoup de chance de naitre dans une famille pété de tunes. L'argent est le fil conducteur de la vie, je me demande vraiment comment font les pauvres pour survivre. Survivre sur le plan mental je veux dire, comment font-ils pour se crever chaque jour à la tache tout en sachant que de toute façon, à la fin du mois il n'auront rien de plus que ce qu'ils possèdent déjà? D'une façon quelque peu paradoxale, cela me fait penser à la philosophie platonicienne: Toute sa vie, se détacher de son corps et de ce qu'il réclame pour tenter d'atteindre la sagesse qu'ils sont conscient de ne pouvoir obtenir qu'après la mort (et encore, il ne sont pas certain de la trouver après la mort, faudrait demander à Orphée). C'est à dire que ce grand couillon de Platon s'est priver de bouffer, se souler au vin, et se jeter dans les orgies auxquels tout ses contemporains participer pour atteindre une pseudo-sagesse, et résider sur le mont Olympe après 81 années d'une vie misérable.
La sagesse, au même titre que le bonheur, n'est qu'une utopie, un fantasme.
Pauvre Platon, s'il avait sû..."
Je ne me considère pas comme un être différent, je suis le cliché même du jeune dandy parisien plein au as. Je n'ai rien de plus que tout ces mecs que vous croisez chaque jours dans la rue. "Fils et filles de", nous somme tous les mêmes gosses paumés, cokés jusqu'à l'os, qui multiplient les conneries en tout genre, prétendant réclamer un peu d'attention de papa-maman, papa-maman qui vous enverront dans un énième centre de désintox, faire une énième cure, une énième thérapie afin de trouver la cause de cette dépression, de cette addiction à la poudre qui nous fait "tant de mal". Et ils finiront par la trouver l'explication, oui: Troubles de la personnalité, bipolaires, dissociatifs, anxieux... Ils vont chercher bien compliqué. Non, si notre génération préfère se vautrer dans la fainéantise, la luxure et la drogue, c'est qu'elle s'ennuie. Tout le problème de notre société est là: L'ENNUI. On se fait chier à aller en classe écouter de vieux profs, aussi dégoutés que nous de leurs présence dans le lycée, déblatérer un cours qu'ils lisent depuis des années et des années. Pas un mot ne change, toujours la même formule, seul le ton évolue: de plus en plus morne, de moins en moins enthousiaste. On se fait chier à se promener dans la rue, voir toujours les mêmes affiches de publicité géantes, voir les même films où tout n'est qu'amour et eau fraiche, on s'ennuie de l'hypocrisie qui peint nos visages "heureux", on s'ennuie de la voix de ce connard de journaliste qui annonce qu'une bombe vient encore d'exploser en Irak ou je n'sais quel autre pays en guerre.... On s'ennuie du système, de la société, de la façon dont l'humain a d'évoluer.
J'ai juste eu beaucoup de chance de naitre dans une famille pété de tunes. L'argent est le fil conducteur de la vie, je me demande vraiment comment font les pauvres pour survivre. Survivre sur le plan mental je veux dire, comment font-ils pour se crever chaque jour à la tache tout en sachant que de toute façon, à la fin du mois il n'auront rien de plus que ce qu'ils possèdent déjà? D'une façon quelque peu paradoxale, cela me fait penser à la philosophie platonicienne: Toute sa vie, se détacher de son corps et de ce qu'il réclame pour tenter d'atteindre la sagesse qu'ils sont conscient de ne pouvoir obtenir qu'après la mort (et encore, il ne sont pas certain de la trouver après la mort, faudrait demander à Orphée). C'est à dire que ce grand couillon de Platon s'est priver de bouffer, se souler au vin, et se jeter dans les orgies auxquels tout ses contemporains participer pour atteindre une pseudo-sagesse, et résider sur le mont Olympe après 81 années d'une vie misérable.
La sagesse, au même titre que le bonheur, n'est qu'une utopie, un fantasme.
Pauvre Platon, s'il avait sû..."